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KIEM 1316

Concours Logements Quartier du Kiem Kirchberg

Luxembourg - Kirchberg (LU)

stade: concours APS 2013

organisateur: Fonds d'Urbanisation et d'Aménagements du Plateau du Kirchberg

architectes et collaborateurs: E. Duval, F. Gilles, M. Senkar

stabilité: Ney & Partners

techniques: dalzotto

images: QuickIt.be

 

Généralités :
Le règlement du concours et les prescriptions urbanistiques des documents écrits et graphiques traduisent une volonté d’aboutir à une architecture rigoureuse inscrite au plus proche de la volumétrie du PAP. 

Le présent projet propose des bâtiments sobres, conçus avec un grand systématisme et une large variété de modèles de logements, combinant une qualité de vie au quotidien pour les habitants avec une répétitivité importante d’éléments, correspondant ainsi à une économie répondant aux attentes des promoteurs et constructeurs, le tout avec des finitions et matériaux de qualité.>    

Les plans ont été mis au point afin que tous les appartements, sans exception, soient bi-orientés, et que la majorité soit en traversant. 

L’équilibre du projet d’ensemble réside dans le dialogue subtil entre la rigueur de l’architecture et la liberté des aménagements paysagers.

Mise-en-place :
Nous avons cherché à obtenir le meilleur équilibre entre :
- les proportions des types d’appartements demandés,
- la plus grande déclinaison de modèle et variété de situation afin de donner un identité individuelle à chaque logement.
- une systématique constructive et une répétitivité d’éléments et de plans en vue d’une bonne économie de construction.
- le caractère unique de chaque unité de logement afin que tous les habitants se sentent privilégiés.

Suivant ces principes, le projet totalise 109 appartements de tailles et de caractères très variés.

Les bâtiments F11 et F12 comportent, tel que souhaité, un maximum de maisonnettes de tailles variées, 2, 3 et 4 chambres, en duplex, au rez-de-jardin. Aux mêmes niveaux les extrémités en angle aigu de ces deux volumes abritent des appartements. Les grands appartements occupent les extrémités des bâtiments ou prennent la forme de maisonnettes.
Une fois n’est pas coutume, l’étage C comporte des appartements 2 chambres originaux.
Le projet à l’ambition que chaque logement bénéficie d’une situation privilégiée, qu’il soit en rez-de-jardin, aux étages ou en comble.

Les bâtiments F13 à F15 procèdent d’un systématisme différent.
Les rez-de-jardin constituent les exceptions au système. Trois appartements une-chambre pour le F13, un appartement quatre-chambres et un une-chambre pour le F14, un deux chambres et un trois-chambres pour le F15.Les étages 1 à 4 de ces trois immeubles sont identiques mais adoptent des orientations différentes d’un bâtiment à l’autre

Les entrées et circulations :
Pour F11 et F12, Les entrées aux logements, au nombre de trois par bâtiment, se distinguent des commerces et lieux de travail de l’étage S. Les halls d’entrée sont spacieux, avec boîtes aux lettres dans le sas et local poussette et sont directement de plain-pied avec le parking. L’accès aux maisonnettes se fait par l’aménagement d’un « trottoir-coursive » au niveau rez de jardin, extension de l’espace public de la rue, raccordé par des escaliers extérieurs confortables en façade. Il en va de l’affirmation du caractère individuel des maisonnettes qui ont chacune leur porte d’entrée donnant sur le « trottoir ». Le « trottoir-coursive » est également connecté aux 3 cages d’escalier/ascenseur menant aux entrées communes avec les appartements, aux parkings et aux caves.
Les trottoirs-coursives F11/F12 se connectent sous la forme d’une passerelle marquant le passage commun vers les entrées distinctes des deux parkings F11 et F12 (39 emplacements chacun).

L’entrée à l’immeuble F13 est aménagée au niveau S à partir d’un parvis accueillant qui élargit visuellement l’extrémité sud de la promenade publique.

Les entrées des immeubles F14/15 se situent au rez-de-jardin. Elles sont accessibles par l’aménagement paysager de rampes et escaliers qui amorcent le passage transversal de l’îlot depuis la rue A.

La totalité des appartements et maisonnettes est accessible aux PMR. La totalité des appartements ainsi que certaines maisonnettes (celles accolées aux cages d’escaliers et ascenseurs) sont aménageables pour leurs besoins.

Les agencements des unités de logement :
Toutes, sans exception, bénéficient d’un espace extérieur privatif. Soit des terrasses, pour les logements en rez de jardin, voire des jardins privatifs pour les maisonnettes, soit des loggias pour l’ensemble des appartements aux étages.

Par un jeu systématique de déboîtement vers le sud ou l’ouest, les loggias, attenantes aux pièces de vie,  amplifient l’ouverture des appartements et optimisent les apports solaires. De plus elles permettent des vues diagonales dans la profondeur des perspectives des jardins et des rues. Cette particularité des façades évite le rapport frontal aux bâtiments proches et améliore considérablement la question des vis-à-vis.

Les pièces d’eau et les locaux de services sont toujours regroupés dans les zones plus sombres et superposés d’un étage à l’autre afin de simplifier et regrouper les gaines techniques.

Les façades:

Généralités :
Nous proposons une combinaisons de trois matériaux de façade. Une enduit minéral sombre, pour les socles et façades en contact avec le sol. Un bardage en plaques de fibre-ciment de teinte foncée, de petit format à l’horizontale prononcée et à joints continus, pour les façades ou parties de façades hors sol. Et enfin un bardage bois à lattes verticales et joints ouverts, exclusivement réservé aux maisonnettes et au « trottoir-coursive ».

Les cinq bâtiments ne nécessitent que trois modèles de fenêtres de largeurs différentes. Un minimum d’éléments répétitifs permet de composer l’ensemble des loggias des cinq bâtiments. Les fenêtres des loggias comprennent de grandes parties fixes, plus économiques, meilleures du point de vue énergétique, et faciles à entretenir car accessible depuis l’extérieur sur toute leur largeur.

Toutes les loggias sont superposées afin de simplifier la mise-en-œuvre de l’enveloppe thermique.

F11/F12
Ces bâtiments qui accompagnent la courbure du Boulevard Pierre Frieden forment un « rempart » à l’échelle urbain et du déplacement automobile. Des loggias aux extrémités et une faille en leur centre caractérisent cette longue façade où les habitants semblent rester anonymes.

C’est à l’échelle de la desserte en pied de façade, et au rythme du piéton, que la transition d’échelle est assurée par le travail détaillé du socle, la qualification des entrées différenciées des logements et des commerces, ainsi que par la mise en valeur des maisonnettes avec leur façade en bois caractéristique et leur accès original via un « trottoir-coursive » en creux, protégé par des pans de bardage, et sur lequel chacune trouve sa porte d’entrée.

Nous retrouvons le même principe de distinction des maisonnettes côté jardin. Elles sont plus ouvertes vers leurs jardins individuels. Aux étages les appartements s’affirment par de larges baies reprenant loggia et séjour, le cœur du logement, identifiable par tous.

L’étage socle bien marqué comme base des façades rue se prolonge en façade latérale pour former les contours des jardinets privatifs superposés aux parkings.

F13/15
Ces trois bâtiments se distinguent par un tout autre rapport au sol. Le niveau socle des caves et parkings est gommé par le modelage libre du tapis végétal (voir concept paysager) se sorte qu’ils émergent directement du sol ondulé. Leur sobriété contraste avec la végétation qui les entoure.

L’enduit minéral sombre du soubassement en contact avec le sol se prolonge jusqu’au toit par les pans de murs et les bandes d’allèges séparant les différentes unités de logement. Les pans de murs entre les fenêtres et loggias d’un même appartement sont bardées de plaques de fibre-ciment identiques aux façades F11/F12.

Structure portante :
Nous préconisons une structure en béton et maçonnerie traditionnelle. Les murs des façades et des circulations verticales sont porteurs. Les mitoyens entre appartements sont porteurs pour F11/F12 (pour F13/15 ce n’est pas forcément nécessaire) et seuls quelques appuis ponctuels viennent en complément aux droits des gaines techniques verticales. Toutes les cloisons intérieures des appartements sont donc non-porteuses pour une flexibilité optimale et une possibilité d’évolution des agencements au cours du temps.

Les matériaux : (voir également concept énergétique)

Gros-œuvre / structure portante : béton armé, maçonneries. Vu la répétitivité des plans les prémurs et prédalles peuvent devenir une option intéressantes.

Façade du socle F11/F12 : enduit teinté dans la masse sur isolation laine de roche. Une alternative en parement de béton préfabriqué ou en panneau fin de béton-fibre ou de fibre-ciment est envisageable si elle s’avère économiquement acceptable.
teinte gris très foncé.

Façade des maisonnettes : bardage de chevrons de chêne verticaux à joints ouverts sur voile non-tissé noire, lattage et contre-lattage, et isolation thermique en mousse résolique.

Façade des appartements F11/F12: bardage de plaques de fibre-ciment, format horizontal, à joints alignés, lattage et contre-lattage, et isolation thermique en mousse résolique.
teinte gris anthracite.

Façade des appartements F13/F15 :
- bardage de plaques de fibre-ciment, format horizontal, à joints alignés, lattage et contre-lattage, et isolation thermique en mousse résolique.
teinte gris anthracite.
-
enduit teinté dans la masse sur isolation laine de roche.
teinte gris très foncé.

Menuiseries extérieures : elles répondront bien entendu toutes au standard passif. Nous préconisons l’usage de châssis bois-aluminium comme le meilleur compromis entre pérennité (sans traitement répétitif), écologie (bois comme matériau majoritaire) et énergie.
teinte noir pour les capots aluminium
teinte bois naturel côté intérieur

Aménagement extérieur.

Situé sur la partie Est du Plateau de Kirchberg, le Quartier de Kiem est l’un des quartiers les plus actifs du plateau. Le projet « Domaine de Kiem » se situera  à la frontière entre l’urbain et le rural et offrira  aux habitants un cadre de vie de qualité. C’est cette idée de la place de la nature en milieu urbain qui a été notre fil conducteur pour l’élaboration de ce projet.

L’idée
Entre les cinq bâtiments du Lot 2 nous avons imaginé un paysage qui semble s’affranchir des limites. Un paysage qui cherche à s’étendre, qui s’échappe. 

Continuité
En réponse aux contraintes qu’induit un aménagement sur dalle, nous avons cherché à créer une continuité dans l’aménagement de ce jardin. En effet, les différences de niveaux, qui peuvent aller jusqu’à 3 mètres de hauteur, ont été traitées en aménageant des pentes qui s’étendent depuis la dalle jusqu’à la rue. Il n’y a pas de rupture, ce qui nous permet de mettre en valeur la verticalité et l’architecture des bâtiments qui semblent émerger d’un tapis végétal. Cela marque aussi notre volonté d’inscrire ce lieu dans son environnement direct. De ne pas se couper du contexte alentour. La continuité de cet aménagement se retrouve aussi dans le tracé des cheminements et des jardins des maisonnettes. Nous avons voulu des tracés courbes, doux, qui se veulent complémentaires à l’architecture des bâtiments. Afin de ne pas scinder le site en deux parties, la limite publique/privée est simplement suggérée par un renfoncement léger du chemin public par rapport au jardin. 

Sous-bois
Rapidement, la disposition des bâtiments, le tracé des cheminements, nous ont amené à marquer le cœur de ce lieu. A la croisée des chemins, qui distribuent les accès aux bâtiments et aux rues, nous avons souhaité que cette zone  se diffuse sur l’ensemble du projet. Pour cela, nous avons choisi de planter densément des arbres dont la répartition, aléatoire et décroissante s’étends jusqu’aux limites. Au cœur de ce « sous-bois », à l’abri des regards, nous avons installé un mobilier sobre dont l’usage dépendra de son usager (jeux, lectures, discussions …). Cette répartition de la strate arborée apporte une vision différente du site puisqu’elle créée un jeu de profondeur par rapport aux façades.  Elle créée aussi un rapport au ciel, différent  selon l’endroit où l’on se trouve. Enfin, elle apporte une réponse aux problèmes de vis-à-vis que l’on pourrait rencontrer dans ces situations de proximité.

Souplesse
Notre volonté d’avoir un site densément planté d’arbres nous a permis d’intégrer la contrainte principale des jardins sur terre : la hauteur de terre. En ayant un lieu planté, nous avons ainsi pu imaginer un jardin à la topographie variable par de légères buttes qui dessinent un paysage ondulant.

Jardins privés
Les bâtiments F11 et F12 possèdent au rez-de-chaussée des maisonnettes qui doivent avoir un jardin privé. Nous avons aménagé des jardins dont la surface est proportionnelle à celle des maisonnettes. Bien conscient qu’un jardin privé doit être un lieu de confort et d’intimité, nous avons créé une barrière visuelle alliant brises-vue et haies de part et d’autres des jardins. Cependant, notre volonté a été d’ouvrir ces jardins vers le reste de l’aménagement. Tout en conservant leur intimité par un jeu de topographie, ces jardins s’ouvrent vers l’ensemble du site. Il s’en ressentira une sensation de profondeur pour leurs propriétaires et la sensation de traverser un ensemble sans barrière pour les promeneurs. La limite des jardins privés sera marquée par un banc qui s’étend sur toute la largueur. Ce banc, aux usages multiples, servira, par exemple, de rangement pour les outils de jardins.

PMR
Nous avons veillé à ce que l’ensemble du site soit accessible aux personnes à mobilité réduite. Les bâtiments F11, F12 et F13 sont accessibles de plain-pied par les usagers. Pour les bâtiments F14 et F15, l’accès se fait par une rampe qui desserre les deux bâtiments mais aussi l’ensemble de l’aménagement extérieur.